Professions médicales : adapter sa stratégie face au coronavirus

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Les récentes mesures de confinement ont un impact direct et considérable sur l’activité de nombreux professionnels de santé. Alors que les médecins et les chirurgiens doivent s’adapter aux nouvelles contraintes et aux besoins urgents engendrés par la crise que nous vivons, d’autres professions médicales comme les kinésithérapeutes ou les diététiciens doivent parfois faire face à un arrêt total de leur activité.

Afin de limiter les conséquences de ce passage à vide et de vous aider à conserver un état d’esprit positif, voici nos conseils pour adapter votre activité et votre communication face à l’épidémie du coronavirus.

Communiquer auprès de vos patients

Cette période très particulière ne doit pas venir entacher votre visibilité. Il est important que vous arriviez à faire ressortir les aspects de cette baisse d’activité qui pourraient finalement s’avérer être positifs, voire bénéfiques. Profitez-en justement pour vous faire connaître auprès de vos potentiels patients ! Vous pouvez exploiter le temps qui se profile devant vous pour vous consacrer à la stratégie de communication de votre activité de dentiste, ophtalmologue, ostéopathe, vétérinaire, etc.

En 2020, on sait que les internautes français passent plus de 2 h par jour sur Internet. Avec le confinement, ce temps risque d’augmenter fortement. Vos potentiels patients sont connectés, à vous de venir à leur rencontre !

Maintenir le lien avec vos patients

Ne vous faites pas non plus oublier de vos patients ! D’une part, il peut être judicieux de communiquer de façon générale sur l’état de votre activité, par exemple par un envoi emailing ou par une diffusion sur vos réseaux sociaux : Votre cabinet est-il ouvert ? Vos patients peuvent-ils encore vous joindre pour vous poser des questions ? Si oui, de quelle manière ? Ces renseignements doivent être clairs et facilement accessibles. Si vous avez eu la bonne idée de créer un site web pour votre profession médicale, pensez à ajouter ces informations sur votre page d’accueil. Elles doivent être bien visibles.

Lors de son discours du 17 mars 2020, Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé, a indiqué qu’il fallait favoriser la téléconsultation médicale : des consultations médicales à distance grâce aux outils digitaux. Si votre activité le permet, c’est une solution efficace que vous pouvez envisager afin de maintenir le lien avec vos patients actuels. Certains professionnels du secteur médical ont déjà sauté le pas en proposant des consultations vidéo, sur leur propre site ou via des plateformes comme Doctolib.

Si les avantages de la téléconsultation sont évidents en cette période de confinement, ils sont, le reste du temps, également nombreux. Parmi eux, nous pouvons citer la réduction de vos déplacements, la simplification de la prise des rendez-vous et par conséquent le gain de temps considérable que tout cela représente au quotidien !

Connaître les aides auxquelles vous avez droit en tant que professionnel de santé

Le gouvernement a engagé une série de mesures destinées notamment aux travailleurs indépendants et aux professions libérales, afin de limiter l’impact que pourra avoir la situation liée au coronavirus.

Ainsi, l’échéance mensuelle du 5 avril ne sera pas prélevée par l’URSSAF. Son montant sera lissé sur les prélèvements ultérieurs, allant de mai à décembre. Le site de l’URSSAF a mis en ligne une FAQ très complète pour faire le point, vous y trouverez certainement des réponses à certaines de vos questions.

Dans le cas où vous auriez des crédits bancaires en cours, les échéances peuvent aussi être échelonnées.

Certaines charges liées à votre cabinet peuvent être temporairement suspendues, c’est le cas pour les factures d’eau, d’électricité et de gaz, mais aussi du loyer.

L’État et les régions ont instauré un fonds de solidarité. Il se présente sous la forme du versement d’une indemnité forfaitaire de 1 500 € aux entreprises de moins de 10 salariés, dont le chiffre d’affaires est inférieur à un million d’euros. Pour être concerné, il faut avoir fait l’objet d’une fermeture administrative ou avoir subi une perte de chiffre d’affaires de plus de 70 % entre mars 2019 et mars 2020.